Mes films de la semaine dernière

Deux bon films, pourtant pas forcément gagnants au départ … et des relations père fille pas au plus fort.

My sweet pepper land : Ça c’est le genre de synopsis qui appelle une réal’ stricte, pour ne pas dire un peu chiantos’. Les paysages, les hommes silencieux qui communiquent en regards et postures, on sent bien le truc en grand plan fixes majestueux. Hinner Salem le fait, mais pas que, il décide de pousser plus loin et tente d’y ajouter plein de touche de modernité. De l’humour décalé, de répliques et attitudes un peu surfaites, mais tellement cool, façon indie américain, ça c’est pour la très moderne héroïne. Mais aussi des regards serrés façon western bien spaghetti pour les mââââles dominants. Sur le papier c’est très intéressant, traduire le choc de la modernité, du traditionalisme et de la nature, par des réals adaptées. Dans les faits c’est parfois un peu brouillon. Mais je suis prêt à passer outre, le film prend  un angle en partie inattendu et arrive à éviter tous les pièges de lourdeurs qui se posaient devant lui. Assez réjouissant comme cinéma.

Noé : Alors là, je ne savais pas à quoi m’attendre … Aronvosky qui adapte un bout de genèse, façon hollywood grand spectacle. Il y aura plein d’exégèses à la con sur ce film, mais il y a un vrai enjeu niveau ciné, c’est le lien entre le récit façon hollywoodien et le récit façon biblique. Et force est de constater que les deux vont plutôt bien ensemble. Tout va vite comme dans la genèse, «Salut je suis fils de truc et de machin, et je dois sauver trois fois le monde. Voilà, à plus.». Très factuel, pas d’explications, tout est nécessaire, ça avance tout seul, pas de questions à se poser. Ou plutôt très peu de questions à se poser, environ deux, comme ça on peut bien se concentrer dessus. Pareil pour les métaphores : c’est l’homme qui choisi sa destinée ? L’homme souille le monde naturel ? Donner la vie c’est trop cool ? Ultra simples, efficaces, qui ne manqueront pas de faire causer beaucoup à la sortie (amenez vos amis véganes, vous allez rire), on ne va pas chercher midi à quatorze heures. Et les effets spéciaux, même kitsch, ça cartonne dans ce genre de récit, un bon grand coup d’épée de feu et zou, l’histoire du monde est faite.

Mais le piège d’hollywood se referme aussi. Car le finish est toujours long, on doit faire monter la tension sinon rien, il doit y avoir une épreuve. Il doit aussi y avoir ces scènes d’amour interminables, impossible de dire «Sem veut se taper Ilda», on doit voir un mec caresser les cheveux d’une playmate souriant niaisement. On peut résumer l’humanité en 10s, mais pas la fin d’un film hollywoodien, ni sa scène d’amour. En fait Aronvosky n’a pas pu être suffisamment radical pour pousser le vice jusqu’au bout, il a fallu qu’il se rapproche de ses personnages.

Hollywood et le récit biblique, c’était une belle question, la réponse n’est pas inintéressante, même si pas forcément flatteuse. Pour le reste de l’exégèse, admirez ceux qui sombreront dedans avec une lointaine satisfaction ; en film ou en livre, c’est la même cam’…

Pas vu mais je veux : Chess Computer

Attendu au tournant la semaine prochaine : Tom à la ferme, qui nous dira si Dolan a mis son talent dans un film, ou si il s’entête dans le montage de clips.

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