Mes films de la semaine dernière

Une étonnante thématique vieux couple cette semaine, un excellent film Kazakh … et enfin Berkley !

At Berkley : Sorti de ce film de ce film on comprend vite pourquoi Berkley est à part : aucune privée n’aurait jamais accepté qu’on la montre sous un tel jour. Ici on voit tout de Berkley, les cours et le chancelier, la vie de campus et les shows étudiants bien sûr, mais aussi les couloirs, les manifs et les discussions sans fins. C’est surtout ce dernier point qui est marquant, les discussions sont montrées sous leur vrai jour, souvent assez longues, souvent loin de l’image du discours hollywoodien, même si l’on a affaire à de formidables orateurs. Une fac c’est grand, c’est lourd à gérer, c’est plein de détails à la con et en même temps c’est formidablement bouillonnant, profondément motivé par la connaissance. Le film nous donne toutes les cartes pour observer ce bordel bien organisé, le système émergent de tous ces avis contradictoires et pas toujours bien cohérents.

Sur le contenu on peut en discuter à l’infini, je citerai trois choses : le contexte de désengagement de l’état et le coût des études, omniprésent ; les cercles, tout le monde discute de tout, tout le temps et en rond, il y a même un amphi en rond ; il y a un seul mec pour tondre toutes les pelouses de la fac. La réal est vraiment intéressante. Les plans sont longs pour aller au delà de la petite impression et nous donner un minimum de profondeur, une vraie idée de la densité intellectuelle ambiante. La caméra trésaille, bougeotte un peu, parce qu’ici rien n’est stable, tout est toujours en construction, en redéfinition.

Film exigeant et sans concession, on sait ce que l’on fait quand on décide de se poser 4h devant des plans presque fixes, mais ça en vaut très largement la chandelle.

L’étudiant : Il en aura mis du temps à sortir en France celui-là … Pourtant on a une réal’ au top, un acteur qui joue admirablement de son physique, le tout sur fond de société Kazakh en transition du communisme vers le darwinisme sociale le plus primitif. Très peu intellectualisé, une superbe photo, de l’image et de la tension pure et dure. C’est ma came, clairement.

Arrête ou je continue : Film étonnant, pour une approche très frontale du couple. Une espèce de guerre silencieuse, semi-déclarée, inéluctable dans un vieux couple recomposé. C’est au final un énorme travail sur le non-dit, ou plutôt sur le «non-exprimable». Beaucoup de choix intéressants, notamment sur l’attitude du personnage d’Amalric (qui colle parfaitement au rôle !), sur la symbolique de la forêt . Bonne surprise.

Le week-end (un week-end à Paris) : Ça commence comme un gentil film où l’on va s’amuser à Paris, une comédie so british bien pensée et ça le reste en trame de fond, pour donner de l’air. Mais cela sert uniquement de support à ce qui est à la fois un duel d’une rare violence et une tentative touchante de retrouver du plaisirs à vivre en couple. Où est la limite entre les deux ? On ne sait pas… tout est dans l’implicite . Curieux film, mi-comédie loufoque, mi-drame intello exigeant, qui ne manque pas d’intérêt, mais qui aura peut-être du mal à trouver son public.

Et une fois de plus, que du bon … des fois je me demande comment certains font pour ne voir que des nullités. ‘fin bon…

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